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Atrey & Naia & Sanaa

Alors que j'ai beaucoup de boulot prioritaire sur le feu, mon cerveau se refuse à travailler sur autre chose que mes histoires mises de côté pendant ma dépression... Après des séances d'écriture, une terrible envie de redessiner ma prise et revoilà certains de mes personnages.

J'ai aussi essayé de dessiner des décors mais ne m'étant jamais vraiment penché sur ce sujet plus jeune, je n'ai aucune notion, ni connaissance, ni potentiel dans le domaine. Je garde l'option de collaborer avec un.e dessinatrice spécialisé.e en background de type urbain, post-apo, industriel, mais je vais me faire violence pour déjà tenter de comprendre la logique d'un dessin d'arrière-plan.

Si vous êtes interessez pour collaborer avec moi ou m'aider dans mon apprentissage du dessin de background, n'hésitez pas à me contacter, ça me fera très plaisir.

Atrey & Naia & Sanaa
Atrey & Naia & Sanaa
Atrey & Naia & Sanaa

Je suis une autiste antipathique

Ça fait longtemps que je n'étais pas venu par ici pour m'exprimer.


Hélas ce n'est pas pour le meilleur que je ressens le besoin de m'épancher sur ce bon vieux blog qui sent la poussière et souvenirs.


Comme certains le savent (ou non), j'ai décidé de reprendre ma formation en art du spectacle me sentant enfin prête à affronter le monde après six mois de traitement médicamenteux pour guérir ma dépression (my old friend...).

J'ai donc emprunter de l'argent afin de faire le maximum de stage de jeu (comédien/acteur) dans la période des vacances pour me remettre sur les rails dès la rentrée de septembre.

En bonne autiste, j'ai tout préparé des mois à l'avance le moindre détails de cette nouvelle aventure, du logement au trajet en passant par la révision des choses à dire et ne pas dire, à faire socialement et ne pas faire.

Premier stage parfait ! Je me sens toute excitée d'avoir réussi à passer cette épreuve tout en ayant pu apprendre de nouvelle chose, relation professionnel sans trop d'interactions informelles, c'était une victoire.

Deuxième stage continue dans cette sublime lancer, plus rien ne m'arrête, je retrouve le gout du jeu et de la création, je rencontre un autre pédagogue inspirant et généreux. Je socialise peut-être un peu trop, mais les gens sont indulgents et je n'ai pas trop souffert de l'effet feedback d'après soirée. Mon cerveau est complètement claqué, mais satisfait par la reprise de la stimulation intellectuel que je lui offre.

Bon, je vous dis au début que je reviens pas pour du positif et v'là que j'vous fais l'éloge de mes expérience. C'était sans compter sur la fin du troisième stage vécu cette semaine. Je pense être en partie en faute, tellement excitée par mes deux premières expériences, je n'ai pas pris la peine de refaire une lecture de la liste des choses à dire et ne pas dire, à faire et ne pas faire socialement.

J'avais oublié que j'étais déjà bien fatigué et que je n'ai pas la dextérité sociale de monsieur et madame neurotypique.

Le stage se déroule pas trop mal, malgré l'agacement de multiple extrapolation dirigé vers ma personne par emphase ou détournement de mes propos. Ayant fait un stage la semaine d'avant dans le même lieu, j'ai gentiment donné quelques indications aux nouveaux arrivant tout en précisant que je ne connaissais le lieu et le pédagogue que depuis 1 semaine, ce qui n'est franchement pas grand-chose. Résultat, dès que je faisais ou disais quelques choses en rapport avec le stage ont le justifiais par ma connaissance des lieux (très très surévalué...).

Bref, je prend ça comme de la taquinerie ou un moyen de se rassurer pour les autres en me catégorisant ou je ne sais pas, enfin je le vis pas mal, c'est juste agaçant car inexact. Mais le reste de la semaine se déroule bien, jusqu'à hier soir.

Le dernier soir, on a fait un petit cours ouvert, c'est à dire que des gens extérieurs au stage et à l'école pouvait venir assister à un extrait d'exercice et une simili-représentation jouée. On ressort de là tous heureux et arrive (TOUJOURS) le moment de relâchement qui (à mon grand désespoir) rime toujours avec boire des coups et papoter de tout et de rien tous en même temps très très fort dans un tout petit lieu serré.

Le chaos.

Confiant (et complètement sans défense), j'active le mode automatique. Je ris, je parle fort, je discute. Et là, viens, sans que je m'en rende compte, la faute, le couac, la fausse note.

Je demande un peu trop fort à mon conjoint si l'on peut consommer les biscuits apéritifs (je demande ça car nous sommes vegans et il y a souvent du lait ou des œufs dans ce genre de truc). On me demande pourquoi, je répond du tac-o-tac que c'est parce que l'on est végétalien et là, la pluie de question commence. Je m'en sors pas trop mal, surtout que les deux personnes en face de moi sont respectueuses et ne cherchent à aucun moment à me piéger dans un débat sans fin où je dois toujours tenir la place d'avocate de ce mode de vie. Je change de sujet, puis, au fil des blablas, sentant mon énergie s'enfuir, je lance une énorme perche à mon conjoint pour signaler qu'il faut partir, tout de suite, maintenant.

C'était sans compter le moment d'aller chercher mes affaires. Je fais toujours une blague avant de quitter un lieu, c'est symptomatique et stupide, il faut absolument que j'arrête. Et là, j'ai fais la pire. Un des collègues ayant apporter des tartes, les mangeait tout seul dans son coin. J'ai donc fait une petite vanne sur sa situation, et refuse sa proposition d'en manger une part....

Il saute sur l'occasion, et me dis que ça l'intéresse, qu'il veut en savoir plus sur le végétalisme.

Je suis en roue libre, mon cerveau m'a laissé tomber, et au lieu de gentiment décliner, j'accepte gentiment de faire une définition du végétarisme, végétalisme et du veganisme... C'est là que le bingo de l'argumentation omnivore commence.

Une personne ça pouvait être gérable. Mais là un autre collègue arrive et s'y met lui aussi, j'ai donc deux personnes qui m'assaille pour critiquer mon mode de vie que je ne voulais pas exposer à la base, on me fait un jugement sur ce que d'autre végétalien ont supposément dit, sur leur comportement, on me demande si le fait qu'un lion mange une gazelle me dérange (??????), on me fait même le coup de la situation des gentilles poules libres dans le jardin d'un ami qui récolte gentiment les œufs et de justifier pourquoi même dans ce cas je n'en mangerai pas (si seulement j'avais eu cet article pour répondre à ma place...), on me taxe de défendre une idéologie (oui parce qu'il faut forcément analysé la réalité au travers d'un prisme altéré pour choisir de ne pas faire comme tout le monde), puis un autre qui appuie le propos en faisant des blague sans compter sur moi qui me démène à faire la pitre pour changer le sujet à tout prix.

Je suis donc, en saturation sensorielle, complètement exténué, assailli par trois personnes qui cherche à me piéger (sans en avoir conscience selon ce que m'a dit mon conjoint qui à observer la scène désemparé), je tiens du mieux que je peux, je cherche à changer de discussion, détourner l'attention, quand soudain une autre personne arrive. Et là, je sens que je vais faire un meltdown (voir définition ici), les larmes me montent, je sens mes yeux qui commencent à flancher, je pars, prend mon sac et tente de m'enfuir. Ils me poursuivent dehors, me bloque la route, me dise d'assumer, de ne pas le prendre comme ça, qu'ils voulaient pas m'attaquer, que je généralise, bref, que j'exagère, que j'pourrais faire un effort (ça, c'est mon interprétation sur le moment). J'essaye de reprendre le contrôle, de faire comprendre ma souffrance et là, tout le monde arrive dehors pour savoir ce qui se passe. Je deviens la bête de foire, je suis exposée, j'ai peur, je suis fatigué, j'ai mal, je ne voulais plus revivre ça. Je m'enfuis en courant.


A partir de là, tout est très vague. Je me souviens d'avoir mal à la tête, de m'être senti submergé par une émotion puissante et horrible, ma tête, il fallait que je l'arrête. Je me suis frappé plusieurs fois le crâne sur un poteau électrique, ma tête tournait, le fait qu'elle me lance me permettait de calmer la tempête cognitive. Mais dans mes tripes, je sentais cette pression, cette horrible émotion qui me pesait, j'ai hurlé de toute mes forces pour qu'elle sorte. Puis j'ai continué à divaguer dans la rue. Mon conjoint m'a rattrapé. Je me suis isolé près d'un parc, mes jambes m'ont lâché, je suis resté là, recroquevillé, à pleurer. Mon conjoint essayait de me raisonner, de me faire retourner là-bas plus calme, pour rétablir les choses. Mais je ne pouvais plus, c'était trop, je savais plus quoi faire, j'étais en morceau. J'avais honte, peur, mal, torturée dans tout mon corps. Je ne voulais plus jamais ressentir ça, plus jamais craquer en public.

Je suis rentrée, j'ai mis ma veste à pression, allongée dans le noir, sur le sol.

Diagnostic ou non, rien à changé socialement pour moi. J'en revient au constat que je suis le problème dans les relations. On ne peut pas s'attacher à moi, je suis quelqu'un d'antipathique, de chipoteur, l’empêcheur de tourner en rond, je suis la tâche sur la toile harmonieuse, je ne peux pas communiquer sans que ça parte en situation qui met les autres mal à l'aise. J'aurai dû revoir ma liste des choses à dire et ne pas dire, j'aurai dû revoir les chose à faire et ne pas faire, j'aurai dû partir comme prévu, tout de suite après le cours, j'aurai dû refuser le contact social.

Je suis une autiste certes mais ça n'explique pas tout, je suis une autiste insupportable, profondément antipathique. Je dois l'accepter, il est temps que je comprenne que je ne peux pas avoir d'ami, de connaissance, de relation agréable.

Le pire dans tout ça, c'est que je devais avoir un autre stage la semaine prochaine, le plus intensif, celui que j'attendais impatiemment. Mais je ne pense pas être capable d'y aller. Et j'ai déjà dépenser mon argent....

Si seulement je pouvais avoir quelqu'un, dans ma poche, en permanence, qui dans ce genre de situation saurai m'épauler, me sauver, prendre le relais, être un médiateur bienveillant envers moi et les autres, pour faire le pont.

Je suis une autiste insupportable, profondément antipathique.

Après Charlie

Bon les gars, on a bien pleuré, on a tous dis qu'on était Charlie, mais maintenant on se sort p'tet les doigts du cul et on fait vraiment quelque chose d'autre que de chialer en cœur non ?

Que faisait Charlie Hebdo ? Ils nous offraient des révélateurs des paradoxes de nos vies, de nos choix et de notre morale, de nos valeurs avec leurs propres armes : le dessin et l'écriture.

Donc, maintenant qu'ils sont plus là et que les rassemblements sont définis comme étant des prises de conscience blablabliblablablou faites en sortes que ce soit vrai.

Intéressez-vous à votre impact (même micro) sur la vie des autres et sur la souffrance qui se passe tous les jours autour de vous, contre laquelle vous vous êtes anesthésié par confort et bien-être mental.

Une fois fait, choisissez-vous vos armes et bougez vous le derche.
Je m'adresse à moi-même dans ce message mais je pense que c'est important que maintenant que cet événement est défini comme un déclic, continuons la course à l'ouverture d'esprit et devenons acteurs.

Moi, j'ai choisi la création, parce que j'ai ça dans les tripes (c'est pour ça que ce drame m'a chamboulé aussi fort, dans mes tripes, dans mon âme, dans mon esprit), j'ai déjà des projets qui se développent doucement mais surement, dans votre cas, ça sera quoi ? Aucune arme n'est plus faible ou moins honorable qu'une autre quand elle vient de votre cœur et de vos tripes donc n'hésitez pas à suivre vos chemins et à aller vers les autres.

Il ne faut pas avoir peur d'être naïvement rempli d'Amour d'utopie Bisounours, car ce sont de bons idéaux et ce qui compte, quoique l'on vous dira, c'est de faire votre possible pour vous diriger vers ces valeurs et idéaux qui vous font vibrer. C'est les petits cailloux qui font des grandes routes, semez-les généreusement.

Le lendemain d'un jour eternel

Le lendemain d'un jour eternel

Je ne pouvais pas dormir, je ne pouvais pas faire de la caricature subversive car je ne sais pas faire, je ne pouvais pas rester à rien faire le cœur en peine, les tripes à vifs, je pouvais que dessiner pour eux, pour ceux qui m'ont fait rire, qui m'ont scandalisé un sourire aux lèvres, qui m'ont impressionné par leur passion, qui m'ont bercé par leur talent, ceux pour qui j'ai honte de ne pas avoir été assez soutenante.

Je ne pouvais pas juste pleurer sans comprendre pourquoi. Alors j'ai dessiné une trace, leurs traces éternels qui les saluent, qui nous saluent. Charlie Hebdo n'a pas été tué, car son âme vie à travers les traces qu'ils nous ont offert, des traces éternels. Ce n'est que ma médiocre trace que je leur offre.

Si y a un paradis, j'espère qu'ils y tiendront un canard qui ressusciteront de rire les morts, j'espère que 100 vierges tiendront compagnies à Wolinski, p'tet même Jeanne D'Arc qui sait, j'espère qu'Honoré aura des murs entiers à recouvrir de son style si complexe, riche et subtil, j'espère que Cabu et Charb pourront fomenter de nouveaux scandalex tordant auprès des gosses à leur côté.

Je soutient leur proche de tout mon amour, les remercie d'avoir été pour beaucoup dans ce qui a fait de ces hommes ce qu'ils étaient, d'avoir partager ces artistes avec nous.
J'encourage les caricaturistes qui ont appris à leur côté, de ne pas avoir peur, de reprendre le flambeaux, de continuer du bout du crayon, les traces qu'ils nous ont laissé au prix de leur vie, je vous encourage car vous n'êtes pas seuls, nous vous soutiendront, nous vous protégerons, car vous êtes le vecteur de la Liberté.

Pour ma part, ce sera la dernière expression de tristesse en l'honneur de ces Beaux Esprits qui nous ont quitté, car j'aimerai pouvoir les honorer avec ce qu'ils ont toujours défendus : la joie, le rire et l'insolence.

"Depuis ton diagnostic j'ai peur pour toi"

Beaucoup de proches ont peur qu'avec l'obtention de mon diagnostic je ne fasse plus "d'efforts", que je me morfonde dans mon pauvre statut de personne handicapée, qu'en rencontrant d'autre personnes autistes, on se tire mutuellement vers le bas, que l'on se maintienne tous ensemble dans la dépression, que cela crée une espèce de syndrome de secte négative auto-flagellatrice.

Je sais que cet avis naïf et dramatique de leur part vient d'un manque immense de connaissance de plusieurs sujets : celui de l'autisme et moi-même.
 

I . Concernant les "efforts" que je devais faire, mon manque de "stabilité" ou "de me bouger le cul" ou de me "forcer un petit peu" je répondrais que c'est ne pas me connaitre.

J'ai passé ma vie à faire des efforts pour survive dans un monde que je ne comprenais pas, à rechercher la stabilité dans ma vie en suivant la norme, à me bouger le cul pour trouver un travail et avoir une vie sociale "épanouie" comme le veut la norme et ma vie pourrait avoir pour définition, épitaphe me forcer un petit peu beaucoup trop.

J'ai souffert mais j'ai essayé tant bien que mal de le cacher, j'ai fait de la dépression morbide avec nombreux passages à l'acte, pas quand j'ai eu mon diagnostic, mais tout le long de ma vie où vous m'avez tous répéter que j'étais comme ça, comme ci, car vous saviez toujours mieux que moi qui j'étais et ce que j'étais censée faire ou devenir.

Vous avez interprété ma personne, ma vie, mes actes avec une malsaine omniscience. Je ne faisais jamais assez bien, assez vite, assez assez.
 

II . Je ne me connaissais pas, je ne savais pas qui j'étais, je savais juste que vous saviez mieux que moi, que vous viviez mieux que moi et que je me devais de vous écouter et vous suivre, même si cela me faisait un mal de chien, je serrais les dents et je continuais.

Fatigue extrême, incompréhension, je me sentais tarée, monstrueuse, une erreur de la nature, c'était obligé car plus je faisais d'efforts plus vous me disiez que c'était n'importe quoi, que je faisais tout de travers, que j'étais instable, que je cherchais pas à faire d'effort.

Vos erreurs devaient être acceptés car dans la marge d'erreur sociétalement admise, mais les miennes étaient trop excentriques pour ne pas être volontaires et impardonnables.

Donc on m'a abandonné pour certains, on m'a collé une étiquette d'excentrique pseudo-rebelle adulescente immature pour d'autres, on m'a collé l'étiquette d'attention whore pour les suivants.

Bref, tout le monde savait mieux que moi ce que je ressentais, ce que je pensais, ce que mon inconscient cherchait, ce que je devais faire, ce que j'étais.

Vous aviez tous tort.

Tous.



III. Maintenant que je suis enfin sur le chemin du bien-être, que je me retrouve petit à petit, que je m’épanouis, que je m'ouvre beaucoup plus sereinement, que je me respecte, que je me stabilise, que je ressens l'envie de vivre, que je trouve ma place dans le monde, que j'entrevois un avenir possible, que je retrouve la santé, vous venez me dire que vous avez peur que je souffre, que je m'enferme, que je fasse pas d'effort ?

  1. Je fais les efforts qui méritent d'être faits, qui me respectent et donc vous respectent.
  2. Je suis la seule experte de moi-même, je suis donc la seule apte à savoir ce que je ressens et ce que je veux.
  3. Je suis la seule apte à me définir, en m'écoutant, en suivant mes valeurs et mes morales mais aussi en analysant les éléments pertinents et bienveillants que vous m'offrez de ce que vous percevez en ma compagnie.
  4. Personne ne devrait avoir à se forcer au delà de ses limites vitales, je choisi de me forcer pour ce qui me semble nécessaire et important, pas parce que vous pensez que c'est ce que je devrais faire.
  5. Je suis la seule maitresse de ma vie et de ma santé, j'ai passé ma vie à survivre seule car personne ne comprenait ou ne réceptionnait mes véritables appels au secours, pas ceux que vous interprétiez comme tels, je sais donc quand j'ai besoin d'aide et quand je n'en ai pas besoin.

Tout ça, c'est mon diagnostic qui me l'a permis, qui me l'a offert, pas comme une étiquette fataliste, mais comme les bonnes clefs de lecture de mes difficultés comme de mes compétences, les clefs pour mieux vivre avec moi-même.
 

IV. Si vous vous souciez sincèrement et véritablement de ma personne, mon bien-être, mon avenir :

  1. Vous seriez capable d'aller au delà des conseils ou reproches généralement admis que vous assenez à tout un chacun sans distinction, sans réflexion, juste parce que c'est conforme à la norme sociale.
  2. Vous seriez capable de faire l'effort d'écouter, de vous informer et d'accepter que vous n'êtes pas expert de toute l'espèce humaine, que l'on est tous unique dans chaque spectre neurologique auquel nous appartenons.
  3. Vous seriez capable de recevoir les informations sur le sujet de l'autisme non comme une tare mais comme une spécificité ouvrant les possibles et faisant partie intégrante de pourquoi et de qui je suis, non pas pour les rejeter en bloc comme une nouvelle lubie, excuse misérabiliste mais comme un nouvel élément de connaissance de l'autre qui renforcera nos liens, notre relation.

4. Vous seriez capable de vous y intéresser pour toute ces raisons, comme l'on s'intéresse à ce qui rend unique les personnes que l'on aime mais surtout à vous y intéresser comme moi-même j'ai passé ma vie à m'intéresser :

  • à vous,
  • à ce qui vous rend unique,
  • à ce qui fait que je vous aime,
  • que je ne vous considère pas et ne vous parle pas comme à un autre,
  • que je vous respecte,
  • que je ne vous oublierai jamais peu importe le temps qui passe, les blessures qui se créent, les erreurs faites, les choix posés.

Car oui, peut-être que cela vous échappe, peut-être que cela n'est pas évident, mais j'ai passé ma vie à faire des efforts pour vous comprendre alors que je n'avais pas les clefs pour ça, j'ai passé ma vie à faire l'effort de penser à vous, à vous aimer et à être au maximum répondante à vos demandes, même au bord de LA RUPTURE. J'ai été maladroite, naïve, décevante, mais pas par ma propre volonté, et jamais pour vous faire souffrir. Je suis toujours inquiète pour vous, mais j'accepte que vous changiez ou non. Car vous êtes les seuls experts de vous même.

Merci donc de ne plus me regarder de loin avec un regard en coin suspicieux et traumatisé avec des attitudes paternalistes ou supérieure, parce que je parle de la plus grande découverte de ma vie sur moi-même, c'est à dire mon appartenance au spectre autistique.

Problème anatomique

Problème anatomique

Passer sa nuit pour un résultat médiocre, quelle déprime. J'essayerai de retravailler tout ça.